Pierre Berlioux, DARK (F)

Photo: Pierre Berlioux © Maxime Côté
Les droits d'auteur de certains textes de cette page appartiennent à Pierre Berlioux et à la Compagnie des Lucioles ; voir les liens correspondants.
Pierre Berlioux, DARK, Briançon 2024 ; L’Harmattan, Paris 2025 ; traduction du français vers l’allemand, DARK © Wolfgang Barth, 12 août 2026, Brême ; assistance sociolectale : Marla Zureich, Brême, mm.zureich@gmx.de

Original en français : Sélection 2026 du comité francophone d'EURODRAM

Parcours

Pierre Berlioux est né en 1990 en France. Il a passé son enfance au Rivier d’Ornon, un petit village des Alpes.

Après avoir commencé par le théâtre de rue, il étudie l’art dramatique au conservatoire d’Avignon ainsi qu’au Théâtre Rural d’Animation Culturelle de Beaumes-de-Venise et à l’Académie Internationale des Arts du Spectacle de Versailles. Il se forme auprès des pédagogues Vincent Siano, Carlo Boso et Ivo Mentes.

Il s’oriente par la suite vers la machinerie théâtrale et part en apprentissage au Théâtre de Célestins (Lyon) et à la Ferme du Buisson (Noisiel), puis travaille comme constructeur de décors et scénographe.

En 2013, il monte une compagnie de théâtre de tréteaux avec Rym Bourezg, Sarah Chabrier et Simon Lapierre, la Comédie du Fol Espoir, basée à Grenoble. Il travaille pendant cinq ans à l’écriture des spectacles de cette compagnie où il est également comédien.

Parallèlement, il danse avec Églantine Chauchaix dans les spectacles de rue de la compagnie Les Roses du Pavé, mêlant danse et pantomime.Il passe ensuite cinq ans au Québec où il étudie dans le programme d’écriture dramatique de l’École Nationale de Théâtre du Canada, sous la direction de Diane Pavlovic.

De retour en Europe depuis peu, il travaille comme auteur dans les domaines du théâtre, du cinéma, de la fiction sonore, de l’opéra et de la comédie musicale.

La pièce

Exemples de traduction
L’amour courtois, c’est un putain de délire : les mecs, ils aiment une dame mais y préfèrent aller faire des dingueries en son honneur que de passer du temps avec elle
Chelou [p. 12]
Die höfische Liebe ist weird: Die Typen lieben eine Dame, aber anstatt Zeit mit ihr zu verbringen, machen sie lieber zu ihrer Ehre irgendwelche abgefahrenen Sachen
Low-key sus [S. 12]
« En fait, c’est trop calé, la pisce-baque !
- La pisce-baque ? »
Luigi dit que j’invente des mots
« Pistoche, à la limite, mais pisce-baque, personne dit ça.
- Ben tout le monde a tort. Pistoche, c’est moche. Pisce-baque , ça claque. » [p. 53]
„Der Splashpool ist low key cozy!”
„Der Splashpool?“ 
Luigi sagt, ich erfinde Wörter
"Pool geht ja noch, es heißt aber Schwimmbad, Splashpool sagt niemand.“
„Na, dann irren sich alle. Schwimmbad ist fad. Splashpool ist cool.“ [S. 53]
Style
Sociolecte de lycéens, actuel, branché, sophistiqué et familier, qui n’a pas peur des tabous. Un véritable défi pour le traducteur, qui aura besoin de l’aide d’un locuteur ou d’une locutrice évoluant dans ce milieu linguistique.
Représentations actuelles
Photo © Arnaud Neubert; Compagnie des lucioles - Cliquez pour trouver les dates des représentations. Imformations vastes et détaillées.

Contenu

En juillet 2024, Jeanne, dix sept ans, se découvre un destin : elle va sauver la France. Avec beaucoup d’humour, nous suivons 10 jours qui s’avèrent cruciaux pour cette héroïne.

Entre épopée intime et manifeste collectif, cette pièce de théâtre met en scène la résistance de la jeunesse face aux préjugés dans la France rurale, comme un écho des colères et des espoirs d’une génération.

Partagée par cette adolescente en quête de sens comme par toutes les générations, cette peur de voir la France rurale stigmatisée, la boule au ventre, Jeanne DARK se sent une mission avec comme leitmotiv « rien ne peut ébranler ma foi » Cet élan de vie salvateur est ici mis à l’honneur à travers un texte ludique, drôle et accessible, à rebours de la gravité du sujet.

Assistance soziolecte

Lorsque, au sein du comité francophone d’EURODRAM, nous discutions la pièce sélectionnée pour 2026, *DARK* de Pierre Berlioux, elle a été jugée quasiment intraduisible en raison du langage des ados, authentique, constante, issu du milieu des lycéens « cool ». Il était clair dès le départ que le traducteur – à l’instar de l’auteur lui-même, qui avait également sollicité l’avis d’experts en matière de langage spécialisé – aurait besoin de l’aide d’une personne connaissant bien ce milieu linguistique.

Marla Zureich, qui vient d’obtenir son baccalauréat à Brême dans un lycée où le sociolecte correspondant à l’original est monnaie courante, a relu la traduction et proposé des modifications que le traducteur a en grande partie reprises.

D'autres pièces de l'auteur
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Pierre Berlioux, DARK (D)

Foto: Pierre Berlioux © Maxime Côté
Urheberrecht für einige Texte in diesem Beitrag bei Pierre Berlioux und Compagnie des Lucioles, s. entsprechende Links.
Pierre Berlioux, DARK, Briançon 2024; L‘Harmattan, Paris 2025; Übersetzung aus dem Französischen ins Deutsche, DARK © Wolfgang Barth, 12.08.2026, Bremen; Assistenz Soziolekt Marla Zureich, Bremen, mm.zureich@gmx.de
Französischsprachiges Original: Auswahl 2026 des französischsprachigen Komitees EURODRAM

Bibliografische Notizen

Pierre Berlioux wurde 1990 in Frankreich geboren. Er verbrachte seine Kindheit in Rivier d’Ornon, einem kleinen Dorf in den Alpen.

Erste Erfahrung im Straßentheater. Schauspielausbildung am Konservatorium von Avignon, am Théâtre Rural d’Animation Culturelle in Beaumes-de-Venise und an der Internationalen Akademie für darstellende Künste in Versailles. Seine Lehrer sind Vincent Siano, Carlo Boso und Ivo Mentes.

Ausbildung in Bühnentechnik am Théâtre des Célestins (Lyon) und an der Ferme du Buisson (Noisiel). Arbeit als Bühnenbildner und Szenograf.

Im Jahr 2013 gründet Pierre Berlioux mit Rym Bouezg, Sarah Chabrier und Simon Lapierre die Straßentheatergruppe „Comédie du Fol Espoir“ mit Sitz in Grenoble, für die er fünf Jahre Stücke schreibt und als Schauspieler arbeitet.

Im gleichen Zeitraum mit Églantine Chauchaix Straßentheateraufführungen als Tänzer mit der Compagnie „Les Roses du Pavé“. Das Ensemble verbindet Tanz und Pantomime.

Unter der Leitung von Diane Pavlovic studiert Pierre Berlioux fünf Jahre lang Dramatisches Schreiben an der École nationale de théâtre du Canada.

​Seit kurzem befindet er sich wieder in Europa und arbeitet als Autor in den Bereichen Theater, Kino, Hörspiele, Oper und Musical. 

Das Stück

Übersetzungsbeispiele
L’amour courtois, c’est un putain de délire : les mecs, ils aiment une dame mais y préfèrent aller faire des dingueries en son honneur que de passer du temps avec elle
Chelou [p. 12]
Die höfische Liebe ist weird: Die Typen lieben eine Dame, aber anstatt Zeit mit ihr zu verbringen, machen sie lieber zu ihrer Ehre irgendwelche abgefahrenen Sachen
Low-key sus [S. 12]
« En fait, c’est trop calé, la pisce-baque !
- La pisce-baque ? »
Luigi dit que j’invente des mots
« Pistoche, à la limite, mais pisce-baque, personne dit ça.
- Ben tout le monde a tort. Pistoche, c’est moche. Pisce-baque , ça claque. » [p. 53]
„Der Splashpool ist low key cozy!”
„Der Splashpool?“ 
Luigi sagt, ich erfinde Wörter
"Pool geht ja noch, es heißt aber Schwimmbad, Splashpool sagt niemand.“
„Na, dann irren sich alle. Schwimmbad ist fad. Splashpool ist cool.“ [S. 53]
Stil
Durchgängig aktueller, cooler, anspruchsvoller, umgangssprachlicher Gymnasial-Soziolekt ohne Angst vor Tabus. Herausforderung für den Übersetzer, der die Hilfe einer Sprecher*in benötigt, die sich in diesem Sprachmilieu bewegt.
Aktuelle Aufführungen
Foto © Arnaud Neubert; Compagnie des lucioles - Über den Link Aufführungsdaten  - Detaillierte, ausführliche Informationen

Inhalt

Jeanne, ca. 16 Jahre, lebt während des Wahlkampfs zu den Parlamentswahlen im Juli 2024 im ländlichen Frankreich. Eines Tages entdeckt sie, dass ihr ein fast schon mythisches Schicksal beschieden ist: sie wird Frankreich retten.

Das Stück erzählt von den zehn Tagen zwischen den beiden Wahlgängen, in denen alles in der Schwebe zu sein scheint: ihre Freundschaften, ihre Liebesbeziehungen, ihre Zweifel, ihre Zukunftsträume und vor allem ihr Engagement angesichts des Aufstiegs der extremen Rechten in ihrem Umfeld.

Es ist intimes Epos und kollektives Manifest, getragen von einer energiegeladenen, organischen und lebendigen Sprache, die typisch für die Generation Z ist. Der Text thematisiert den Widerstand der Jugend gegen Vorurteile, die Stigmatisierung des ländlichen Frankreichs und die Ängste einer Generation, die nach Sinn sucht.

Assistenz Soziolekt

Als im französischsprachigen Komitee EURODRAM über das Auswahlstück 2026 DARK von Pierre Berlioux diskutiert wurde, galt es wegen der durchgängig authentischen Umgangssprache aus dem cool-gymnasialen Milieu als quasi unübersetzbar. Es war von vornherein klar, dass der Übersetzer – wie der Autor selbst, der ebenfalls fachsprachlich kompetenten Rat einholte – die Hilfe einer Kenner*in des Sprachmilieus brauchen würde.

Marla Zureich, die gerade in Bremen an einem Gymnasium das Abitur gemacht hat, in dem der dem Original entsprechende Soziolekt monnaie courante ist, hat den übersetzten Text lektoriert und Veränderungsvorschläge gemacht, die der Übersetzer zum großen Teil übernommen hat.

Weitere Stücke des Autors.
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Catherine Benhamou: Fünf Sekunden [5 secondes]

Catherine Benhamou, CINQ SECONDES, Édition des femmes Antoinette Fouque, mars 2024, EAN 9782721013163; Ebook EAN 9782721013170, Paris 2023; traduction du français vers l'allemand, FÜNF SEKUNDEN, © 17 janvier 2024, Wolfgang Barth, Bremen; cession des droits pour la traduction depuis le 26 août 2024 : GUSTAV KIEPENHEUER BÜHNENVERTRIEBS-GMBH, Berlin    photo © éditions des femmes
Déscription détaillée sur le site des éditions des femmes

Première en langue allemande: pièce radiophonique MDR KULTUR, lundi, 23 déembre 2023, 20 heures. Écoutez la pièce radiophonique sur ARD Audiothek.

Détails:

Liens Catherine Benhamou, ROMANZE / ROMANCE

Catherine Benhamou: Fünf Sekunden [5 secondes]

Catherine Benhamou, CINQ SECONDES, Édition des femmes Antoinette Fouque, mars 2024, EAN 9782721013163; Ebook EAN 9782721013170, Paris 2023; Übersetzung aus dem Französischen ins Deutsche, FÜNF SEKUNDEN, © 17.01.2024, Wolfgang Barth, Bremen; Rechte seit 26.08.2024 bei GUSTAV KIEPENHEUER BÜHNENVERTRIEBS-GMBH, Berlin; FOTO © éditions des femmes
Ausführliche Darstellungen auf der französischen Verlagsseite

Deutschsprachige Premiere Hörspiel MDR KULTUR, Montag, 23. Dezember 2023, 20 Uhr. Hörbar in der ARD Audiothek.

Alle Details zum Hörspiel:

Links zu Catherine Benhamou, ROMANZE / ROMANCE

Roger Assaf über seine Liebe zu Beirut / Roger Assaf sur son amour pour Beyrouth

Foto / photo © CARL_HALAL_2a8bbe2 v.l.n.r / de gauche à droite / Hanane Hajj Ali; Ali Chahrour; Roger Assaf

Aufführungsprogramm / Programme Kunstfest Weimar, zur Aufführung / représentation de la pièce de / von Ali Chahrour, IZA HAWA, e-werk weimar 29.08.2023
ALI_CHAHROUR (production supertitles: Chadi Aoun), IZA HAWA

Tiré de textes et de poèmes originaux, écrits par Roger Assaf / From the original texts and poems written by Roger Assa / Beruhend auf Originaltexten und Gedichten von Roger Assaf

Translation of supertitles into German: Wolfgang Barth, www.vieuxloup.de 
Veröffentlichung mit Erlaubnis von / Publication autorisée par © Roger Assaf, Ali Chahrour, Chadi Aoun, Wolfgang Barth 
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Der/die Morbier. Kommissar Vieuxloup rollt einen alten Fall neu auf.

Der/die Morbier. Ein Kriminalfall. Wer ist das Opfer? Die Standuhr „le morbier“ oder der Käse „le morbier“? Auf der Suche nach der Identität des Opfers rollt Kommissar Vieuxloup einen alten Fall neu auf.

(Az., auch mit den umfangreichen und tiefgründigen Ergebnissen der Vorermittler*innen: https://dict.leo.org/forum/viewUnsolvedquery.php?idForum=14&idThread=802972&lang=de&lp=frde#followup=7 )

Am Tatort aufgefunden ein einziger Satz:

„Elle venait de voir le cadavre du morbier éventré allongé sur le sol“
[Da sah sie, hingestreckt auf dem Boden, die Leiche der/ des aufgeschlitzte/n Morbier]

Das kommt mir vor wie ein alter Kriminalfall, der nie aufgelöst und zu den Akten gelegt wurde. Ich möchte ihn neu aufrollen, denn es wurde ein wesentliches Indiz falsch (bzw. ohne dass dies zur Lösung führte) diskutiert. Wir haben von dem ganzen Fall ja nur einen Satz vorliegen. In diesem ist entscheidend „le“ Morbier. Aber nicht in dem Sinne, in dem das Indiz von den Vorgänger*innen diskutiert wurde (nämlich „le“ oder „la“ morbier?), sondern in dem Sinne, dass hier ein bestimmter und nicht ein unbestimmter Artikel steht, egal ob männlich oder weiblich. Es muss sich also um einen bestimmten Käse oder um eine bestimmte Standuhr handeln. „Bestimmt“ z. B.

1.) weil wir im weiteren Kontext, also vor oder nach der Textstelle etwas über den/die Morbier erfahren. Wird der/die Morbier zum Beispiel verbrannt? Riecht er/sie? Spielt er/sie eine Rolle für die weitere Handlung? Hat er/sie im Vorfeld eine Rolle gespielt? Der weitere Kontext wird also zeigen, ob es sich um einen Käse oder eine Standuhr handelt. Das Aufrollen des Falles erfordert in diesem Fall die Neuaufnahme der Recherche des weiteren Umfeldes.

2.) Wenn im weiteren Umfeld aber keinerlei Hinweis erfolgt, wenn wir also nur diesen Satz haben, muss es die Standuhr sein. Denn ein einmal aufgefundener Käse, der keine weitere Rolle spielt, müsste un morbier sein. Es ist ja kein bestimmter. Eine Standuhr in einer Wohnung kann aber sehr wohl le/la morbier sein: Es gibt in der Regel nur eine Standuhr in einer Wohnung, man findet also nicht eine Standuhr, sondern die Standuhr.

Der Fall scheint mir (fast!) gelöst:

Wenn noch ein Kontext vorzufinden ist, muss er untersucht werden. Die Zeugen (hier: der ursprüngliche erste Ermittler oder weitere Personen, die das Umfeld kennen) müssen erneut befragt werden. Wurde das Opfer namens Morbier vorher schon einmal gesehen? Spielte es eine Rolle? Wenn ja, werden wir zweifelsfrei wissen, ob es sich um einen Käse oder eine Standuhr handelt. Die Identität von „le morbier“ wäre geklärt.

Wenn aber kein Kontext und (was ich auf keinen Fall wünsche) kein Zeuge mehr vorhanden sind, müssen wir uns für die Standuhr als Opfer entscheiden, denn für sie gilt, dass sie es im vorgegebenen Satz als „le morbier“ , also als etwas Bestimmtes, auf jeden Fall sein kann. Der Käse könnte es nur dann sein, wenn er vorher schon einmal aufgefallen wäre, sonst wäre das kein bestimmter Käse. Da wir das aber nicht wissen, müssen wir uns mangels weiterer Beweise dafür entscheiden, dass die aufgeschlitze oder ausgeweidete Standuhr als Leiche auf dem Boden lag. Ihre Identität wäre im Indizienprozess, der ja immer auch einen bedauerlichen Restzweifel beinhaltet, geklärt. Manche neu aufgerollte Fälle sind zu alt. Das entscheidende Umfeld ist nicht mehr da.

Interessant übrigens, dass beide mögliche Opfer „morbier“ aus Morbier in der Franche-Comté kommen: „morbier“=“comtoise“; weiblich m.E. wegen „pendule comtoise“ „la pendule de Morbier“ nur im Ausnahmefall männlich / der Käse ist auf jeden Fall männlich („fromage de Morbier“). Dieses zweite Indiz würde eher für den Käse als Opfer sprechen, aber die Vorermittler*innen habe ja vollständig ausgelotet, dass es wegen des jeweils nachgewiesenen „le“ oder „la“ morbier keinen zwingenden Schluss gibt. War das Opfer nun männlich oder weiblich oder divers? Wir wissen es nicht und müssen es nicht wissen.

Bisschen schade. Ich hatte mir nämlich zuerst vorgestellt, wie es ist, wenn man beim Aufräumen auf einen uralten, vergammelten Morbier-Käse („cadavre“) stößt (beurk). Vergammelter Käse, ausgeräumte Standuhr, beides schöne, kaum mehr zu identifizierende Leichen. Der Käse ist allerdings aufregender. Aber wir wissen ja: die Fälle lösen sich nicht immer auf, wie die/der Kommissar*in sich das wünscht.

[Az. 24_09_28 Wolfgang Barth, www.vieuxloup.de ]

Première Veronika Boutinova, GARY IST KEIN COWBOY

Titelfoto Maximilian Westphal © Landesbühnen Sachsen
Veronika Boutinova, Gary ? Ce n’est pas un Cowboy ! ; pièce pour enfants, 2021; Übersetzung ins Deutsche: Gary ist kein Cowboy, Kindertheaterstück; © Wolfgang Barth, 13.05.2021; Rechte seit 25.08.2021 beim THEATERVERLAG HOFMANN-PAUL, Berlin Exposé
Alle Fotos auf dieser Seite (wenn nicht anders vermerkt) © Ulrike Hofmann-Paul
18. November 2022, Grundschule Oberlößnitz, Radebeul, Landesbühnen Sachsen, Premiere (DSE): 

Veronika Boutinova, GARY IST KEIN COWBOY

Aus dem Französischen von Wolfgang Barth
Programmkarte Landesbühne Niedersachsen GARY IST KEIN COWBOY Vorderseite
Es spielt                                        Maximilian Westphal
Stimme                                           Franziska Till

Inszenierung                                     Steffen Pietsch
Ausstattung                                      Ralph Zeger
Bühnenbild                                       Maximilian Adler
Dramaturgie/Theaterpädagogik                     Annekathrin Handschuh
Regieassistenz/Soufflage                         Luise Waldmann

Aufführungsrechte bei Theaterverlag Hofmann-Paul, Berlin

Ton                                              Matthias Aps, Mike König
Technische Leitung                               Stephan Aleith
Vor der Premiere erklärt Regisseur Steffen Pietsch Autorin und Übersetzer, dass ihn das Stück schon bei der ersten Lektüre wegen seiner inhaltlichen Ausrichtung und sprachlichen Qualitäten fesselte. Johanna Jäger erläutert die theaterpädagogischen Gesichtspunkte.

Premiere in einer Grundschule? JA! Die Landesbühnen Sachsen, Deutschlands zweitgrößtes Reisetheater (Stammhaus Stadttheater Radebeul), spielen GARY IST KEIN COWBOY als Klassenzimmerstück. Die Aufführung am 18.11.2022 an der Grundschule Oberlößnitz ist der Anfang. Danach geht das Stück auf Reisen und wird Station in vielen weiteren Grundschulen machen. Bei der Premiere konnten die Autorin Veronika Boutinova, die Verlegerin Ulrike Hofmann-Paul und der Übersetzer Wolfgang Barth teilnehmen.

Der Schauspieer Maximiliam Westphal spielte das Stück meisterhaft. Seine schauspielerische Leistung schuf eine lebendige Einheit zwischen dem Stück und den direkt reagierenden Schülerinnen und Schülern im Klassenzimmer.

Pfeiltasten benutzen: Maximilian Westphal, Darsteller GARY, Landesbühnen Sachsen

Die Aufführung ist eingebettet in ein pädagogisches Konzept: Theaterpädagog*innen bereiten die Klassen vor und moderieren nach der Aufführung die Diskussionen zwischen den Kindern, den Schauspieler*innen und den am Theater Beteiligten.

Die Theaterpädagogin Johanna Jäger leitete nach der Aufführung professionell und einfühlsam die Diskussion. Die Autorin Veronika Boutinova (Calais, Frankreich) und der Übersetzer Wolfgang Barth (Bremen) konnten den Schüler*innen Rede und Antwort stehen. Die Verlegerin Ulrike Hofmann-Paul (Berlin) erklärte ihnen den langen Weg von der Entdeckung eines Stückes in Frankreich über die Übersetzung und den Verlag schließlich auf eine deutschsprachige Bühne. Da Frau Hofmann-Paul fotografierte, steht von ihr selbst bei der Premiere kein Foto zur Verfügung. Als Ersatz muss das Verlagslogo herhalten. Die Verlagsseite stellt Gary vor.

Ein Theaterstück ist das Ergebnis des Zusammenwirkens vieler Personen aus unterschiedlichen Bereichen.

Veronika Boutinova (Autorin), Wolfgang Barth (Übersetzer), Ulrike Hofmann-Paul (Verlegerin, hier Fotografin, nicht auf dem Foto), Steffen Pietsch (Inszenierung), Luise Waldmann (Regieassistenz), Maximilian Westphal (Darsteller),Johanna Jäger (Theaterpädagogin) und viele andere (nicht auf dem Foto).

Nach der Premiere

Die Premierenfeier fand im Stadttheater Radebeul statt. Ein liebevoll arrangiertes Detail nimmt den Namen des Titelhelden auf. Der Intendant, Herr Manuel Schöbel, der auch Gast der Premiere war, betont in seiner Ansprache die Bedeutung der Theaterpädagogik für die Landesbühne Sachsen (auf dem Foto neben ihm Franziska Till, die Stimme der Mediathekdirektorin Angela im Stück). Veronika Boutinova hat den (Cowboy)hut auf.

Was sagt das Publikum?

Herzlichen Dank der Klassenlehrerin. Sie hat uns Antworten der Schüler*innen auf die Fragen der Theaterpädagogin zur Verfügung gestellt.

Was stand am Anfang?

Veronika Boutinova hat Wolfgang Barth gefragt, ob er „Gary? Ce n’est pas un Cowboy!“ ins Deutsche übersetzten möchte. Beide haben sich vor Jahren im „Europäischen Netzwerk für Theater in Übersetzung EURODRAM“ kennengelernt und arbeiten seither immer wieder zusammen. Wolfgang hatte in Radebeul die Möglichkeit, das Netzwerk vorzustellen.

Die Autorin Veronika Boutinova und der Übersetzer Wolfgang Barth bedanken sich herzlich bei den Landesbühnen Niedersachsen, der Grundschule Oberlößnitz (und dort besonders der Klassenlehrerin, der Schulleitung und den so engagierten Kindern) und der Verlegerin Ulrike Hofmann-Paul.

Andere Premieren und Theaterereignisse

AZILYS TANNEAU: SANS MODERATION(S)

Photo © Max of pics
Azilys Tanneau, SANS MODERATION(S), Paris 2021, © Lansman Editeur, ISBN: 978-2-8071-0338-2; traduction du français vers l’allemand : maßlos [SANS MODERATION(S)], © Wolfgang Barth, 22 avril 2022; cession des droits pour la traduction depuis le 27 avril 2022 : DREI MASKEN VERLAG, München

La pièce
Quelque chose s'est brisé dans la mécanique bien huilée de la vie d'Alexa, modératrice de contenus pour un grand réseau social dont le fondateur semble visiblement dépassé par son succès.

Comment tenter d'expliquer qu'elle en arrive à cacher la nature de son travail à son nouveau compagnon et à virer elle- même dans une violence irrépressible ?

A travers des témoignages recueillis discrètement auprès des collègues d'Alexa, une journaliste accède - et nous permet indirectement d'accéder - à un monde confidentiel où l'exposition aux pires images de notre monde déforme les contours de l'acceptable, sur les écrans comme dans les pratiques de travail.

(Lansman Éditeur – quatrième de couverture de l’œuvre)

Ceci est bien le sujet de la pièce. Le moteur de son développement est la recherche éperdue d’amour dans ce monde devenu difficile surtout pour les plus faibles et vulnérables. Si le texte ne donne pas de solution, il nous montre quand même, dans le rapport avec « l’enfant », une direction possible à prendre.

(Wolfgang Barth – traducteur)
Azilys Tanneau
Azilys Tanneau est née à Châteauroux en 1996. Auteure de plusieurs textes dramatiques, elle est également scénariste et chargée de développement dans une boîte de production audiovisuelle.

Après des études à Sciences Po Paris, elle se forme à l'écriture au sein du master Scénario et Ecritures audiovisuelles de l'université Paris Nanterre, souhaitant donner forme à une passion qui l'accompagne depuis longtemps.

Elle écrit son premier texte, Te reposer, à 18 ans. Elle pensait qu'il dormirait pour toujours dans son ordinateur, mais c'était sans compter sur sa rencontre avec rémy Barché qui met la pièce en lecture publique à Théâtre Ouvert en 2018 dans le cadre du festival Zoom. elle écrit ensuite pour lui T'imagines ?, texte jeune public pour le dispositif "La cabane aux histoires" qui propose aux enfants des histoires sonores et visuelles. La pièce est montrée pour la première fois en 2019 à reims dans le cadre du festival Méli'Mômes. en 2020, elle imagine un Petit éloge du puzzle pour le festival en ligne "Le Privilège de t'embrasser" (créé par rébecca Déraspe et rémy Barché) et le lit lors d'une soirée à la Comédie de Reims avec Pauline Peyrade. 

(Emile Lansman, petite biographie antéposé à la pièce)
Azilys Tanneau sur son écriture et la traduction de SANS MODERATION(S)
J’ai l’impression d’être arrivée à l’écriture parce qu’il a longtemps été difficile pour moi de m’exprimer à l’oral. Mes premiers textes ont en commun des motifs d’incommunicabilité, d’incompréhension, d’absence aux autres ou de malentendus. L’écrit a toujours été, et est toujours pour moi, un pont dressé vers les autres, une façon de les interpeler et de leur demander : est-ce que pour vous aussi c’est comme ça, l’expérience d’être en vie ? Est-ce qu’on peut se retrouver sur cette question, sur ce sentiment, sur cette vision, sur cette angoisse ? Est-ce qu’on peut se parler cinq minutes ? Est-ce qu’on se comprend là-dessus ? Est-ce qu’on se comprend ?

Si je choisis d’aborder cette dimension ici, c’est pour tenter de décrire combien les discussions avec Wolfgang ont été l’une des plus belles choses que l’écriture ait faites pour moi. Ces échanges, par visio et dans un café à Paris, ont été les tous premiers relatifs à la traduction d’un de mes textes dans une autre langue. En soi, c’est déjà quelque chose de se dire qu’un travail solitaire trouve un écho ailleurs que dans son petit bout de monde et qu’il va voyager. Le traducteur est le relai indispensable entre soi et un autre territoire pas totalement atteignable, puisque n’utilisant pas la même langue.

Les échanges relatifs à certaines expressions, mots ou marqueurs culturels ont été passionnants. Mais ce qui m’a frappée, surtout, c’est d’entendre Wolfgang reformuler certaines idées pour s’assurer qu’il avait bien compris et de constater qu’effectivement, rien ne lui échappait, jusque dans les plis les plus discrets du texte. Entendre, dans la bouche de quelqu’un d’autre, les idées qui nous tenaient à cœur au moment de l’écriture parfaitement restituées, c’est extrêmement émouvant. Ça a trait à l’empathie, la capacité à rentrer dans la tête de l’autre, qui est pour moi l’une des plus belles qualités humaines et une forme d’intelligence dont, dans un monde idéal, on userait en toutes circonstances. Et surtout, se sentir compris, c’est déjà alléger un peu le paquet de cailloux dont chacun hérite à la naissance et au fil de la vie.

Même si la pièce était déjà publiée en France et avait reçu plusieurs distinctions, je continuais de douter de certains points. Les discussions avec Wolfgang, sur le fond comme sur la forme, m’ont permis d’y voir plus clair, de confirmer certains choix et de donner de l’aplomb à d’autres. J’ai découvert qu’un traducteur n’est pas seulement le transmetteur d’un texte d’une langue à une autre. Il peut être aussi, comme pour Wolfgang avec moi, un passionné qui donne confiance à l’autrice qu’il traduit. Je lui serai pour toujours reconnaissante que nous nous soyons aussi simplement, aussi fondamentalement compris.

Azilys Tanneau, Paris, le 18 mai 2022
Extrait (Version originale, pages 8 et 9)

Tu sais
Ici c’est pas du genre à te dérouler le tapis rouge
A sortir les courbettes, la fanfare et tout le tintouin
Ici c’est pas fait pour toi
Ici c’est un environnement hostile
Traversé de dangers et de questions sans fin qui te
cognent dans la tête et te donnent envie de tout faire
cesser d’un coup sec
Une fois que t’es monté dedans t’as plus le choix
Faut affronter
Comme dans les montagnes russes tu sais
Quand tu es monté dans le manège c’est fini
Tu es assis sur ton siège
Les portes se verrouillent et la barre de métal à laquelle
tu vas te cramponner se referme sur toi au ralenti
Tu as le temps de voir venir ta connerie
Le bruit des roues sur les rails commence à résonner
Tacatac tacatac tacatac
Dans un roulement continu
Les petits chariots montent une pente dont tu n’aperçois
pas le bout
Sur le moment c’est plutôt agréable tu peux voir tout le
parc
C’est un panorama auquel tu n’aurais pas eu droit si tu
n’avais pas eu le courage d’accepter le défi
C’est plutôt plaisant mais tu sens la connerie arriver
Tu sens que le pic va bientôt être atteint et que sous tes
yeux se déroulera
La pente abrupte
La descente d’organes
Il y a un point d’équilibre et puis tout bascule
Tout s’inverse
D’un coup sec et ça c’est très puissant
Et là tu n’as plus qu’à prier pour que ton coeur ne lâche
pas
Ou pour crever sur place sur ton siège sans douleur
Voilà tu vois ici c’est un peu comme un manège à
sensations trop fortes
Une fois que t’es monté tu dois attendre que le tour soit
fini pour pouvoir redescendre
Si tu descends avant la fin tu t’exposes à des situations
plutôt scabreuses
A y réfléchir tu n’as pas d’autre choix que de ne jamais
renoncer
Ici c’est un jeu aux règles obscures et incompréhensibles
auquel tout le monde accepte malgré tout de jouer
Sans sourciller apparemment de l’extérieur
Parfois tu ne comprends pas comment font les autres
pour accepter ces règles
Pour accepter de ne pas comprendre et tu te sens exclu
Parfois au contraire tu es au centre
En plein milieu d’une partie
Et tu t’éclates
Tu prends ton pied
Tu oublies même que tu es dans un jeu à durée limitée
Voilà c’est ça
Au début surtout c’est super
Et après ça se gâte

portraits
liste des traductions

Azilys Tanneau: maßlos [SANS MODERATION(S)]

Foto © Max of pics
Azilys Tanneau, SANS MODERATION(S), Paris 2021, © Lansman Editeur, ISBN: 978-2-8071-0338-2; Übersetzung aus dem Französischen ins Deutsche: maßlos [SANS MODERATION(S)], © Wolfgang Barth, 22. April 2022; Rechte seit 27.04.22022 beim DREI MASKEN VERLAG, München

Das Stück
In Alexas Leben erleidet die Routine einen Bruch. Sie ist Content-Moderatorin bei einem großen sozialen Netzwerk, dessen erfolgreiche Entwicklung dem Gründer über den Kopf wächst.

Wie kann man erklären, dass sie die Art ihrer Arbeit vor ihrem neuen Lebensgefährten verheimlicht und selbst den Weg  unkontrollierbarer Gewalt einschlägt?

Durch die im Vertrauen gesammelten Aussagen von Alexas Kollegen erhält eine Journalistin (und erhalten indirekt auch wir) Zugang zu einem geheimen Territorium, in dem die Content-Moderator:innen den schlimmsten Bildern unserer Welt ausgesetzt sind, die die Grenzen des Ertragbaren sowohl auf den Bildschirmen als auch in der Arbeitspraxis verschieben.

(Herausgeber Lansman Éditeur auf der vierten Umschlagsseite)

Damit ist die Thematik des Stückes gut beschrieben. Seine treibende Kraft liegt darüber hinaus in der verzweifelten Suche nach Liebe in dieser besonders für die Schwachen und Verwundbaren schwieriger gewordenen Welt. Der Text gibt keine Lösung, deutet aber über die Figur des „Kindes“ sehr wohl eine mögliche Richtung an.

(Übersetzer Wolfgang Barth)
Azilys Tanneau
Azilys Tanneau wurde 1996 in Châteauroux geboren. Sie ist Autorin mehrerer Theatertexte, Drehbuchautorin und Entwicklungsbeauftragte in einer audiovisuellen Produktionsfirma.

Zur akademischen Vervollständigung ihrer langjährigen Leidenschaft absolviert sie nach ihrem Studium an der Eliteuniversität Sciences Politiques in Paris einen Masterstudiengang für Drehbuchautor:innen und Audiovisuelle Darstellung an der Universität Paris Nanterre.

Ihren ersten Text, Te reposer, schreibt sie mit 18 Jahren. Sie war davon ausgegangen, dass er für immer in ihrem Computer schlummern würde, hatte aber nicht mit Rémy Barché gerechnet, der das Stück 2018 im Rahmen des Festivals Zoom im Théâtre Ouvert bei einer öffentlichen Lesung vorstellt. Danach schreibt sie in seinem Auftrag das Jugendstück T'imagines? für "La cabane aux histoires", ein Unternehmen, das sich auf Hörbücher und Videofilme für Kinder spezialisiert hat. Das Stück wird 2019 in Reims im Rahmen des Festivals „Méli'Mômes“ erstmals gezeigt. 2020 folgt für das Online-Festival "Le Privilège de t'embrasser" (gegründet von Rébecca Déraspe und Rémy Barché) Petit éloge du puzzle. Gemeinsam mit Pauline Peyrade liest die Autorin den Text bei einer Soirée der Comédie de Reims.


(Emile Lansman, kurze Autorinnenbiografie vor dem Stück)
Azilys Tanneau über ihr Schreiben und die Übersetzung von SANS MODERATION(S) [ÜBER ALLE MAßEN] (Übersetzung W. B.) 
Ich glaube, ich bin zum Schreiben gekommen, weil es für mich lange Zeit schwer war, mich mündlich auszudrücken. Etwas nicht mitteilen zu können, nicht zu verstehen, für andere unerreichbar zu sein oder falsch verstanden zu werden sind Motive meiner ersten Texte. Die Schriftform war für mich immer eine Brücke zu den anderen, und so ist es geblieben. Eine Möglichkeit, sie anzusprechen und zu fragen: Ist das für euch auch so mit der Erfahrung, dass man lebt? Können wir uns über eine Fragestellung, ein Gefühl, eine Sichtweise, eine Angst verständigen? Können wir fünf Minuten miteinander reden? Sind wir uns darüber einig? Sind wir uns einig? 

Ich spreche von diesem Zusammenhang, weil ich versuchen möchte zu beschreiben, dass die Diskussionen mit Wolfgang zum Schönsten gehören, wozu ich über das Schreiben gekommen bin. Dieser Austausch per Video und in einem Café in Paris war der erste über die Übersetzung eines meiner Texte in eine andere Sprache. Es ist schon für sich genommen etwas Besonderes, wenn man feststellt, dass eine einsam geleistete Arbeit jenseits des eigenen kleinen Stückchens Welt auf Resonanz stößt und sich auf die Reise begibt. Der Übersetzer ist der unverzichtbare Vermittler zwischen einem selbst und einem fremden Territorium, das nicht vollständig erreicht werden kann, weil man sich nicht derselben Sprache bedient. 

Bestimmte Ausdrücke, Wörter oder kulturelle Eigenheiten zu besprechen war faszinierend. Am meisten verblüffte mich jedoch, dass ich, wenn Wolfgang bestimmte Gedanken noch einmal selbst formulierte, um sicherzugehen, dass er sie richtig verstanden hatte, feststellte, dass ihm tatsächlich bis in die letzten Verästelungen des Textes nichts entging. Wenn Ideen, die einem beim Schreiben am Herzen lagen, in den Worten eines anderen perfekt ausgesprochen werden, ist dies sehr bewegend. Es hat etwas mit Empathie zu tun, mit der Fähigkeit, sich in den Kopf des anderen zu begeben. Für mich eine der schönsten menschlichen Eigenschaften und eine Form der Intelligenz, die man in einer idealen Welt ständig nutzen würde. Und vor allem: Wenn man sich verstanden fühlt, wird die Last der Steine, die jeder bei der Geburt und im weiteren Verlauf des Lebens übernimmt, ein wenig geringer.

Obwohl das Stück in Frankreich schon veröffentlicht worden war und mehrere Auszeichnungen bekommen hatte, zweifelte ich immer noch an einigen Punkten. Die Diskussionen über Sinn und Form haben mir geholfen, klarer zu sehen, einige Entscheidungen zu bestätigen und andere stärker zu betonen. Ich entdeckte, dass ein Übersetzer nicht nur der Übermittler eines Textes von einer Sprache in eine andere ist. Er kann auch, wie Wolfgang mir gegenüber, mit seinem begeisterten Engagement der Autorin, deren Text er übersetzt, Vertrauen geben. Ich werde ihm immer dafür dankbar sein, dass wir uns so einfach, so grundlegend verstanden haben.

Azilys Tanneau, Paris, 18. Mai 2022
Auszug (Übersetzung, Seiten 6 und 7)

Weißt du
Hier rollt man dir keinen roten Teppich aus
Niemand verbeugt sich es gibt keine Musikkapelle und den ganzen Klimbim
Dies hier ist nichts für dich
Dies hier ist eine feindliche Umgebung
Voller Gefahren und endloser Fragen die dir im Kopf hämmern sodass du am liebsten alles mit einem harten Schlag beenden würdest
Wenn du einmal eingestiegen bist hast du keine Wahl mehr
Du musst dich der Sache stellen
Wie in der Achterbahn weißt du
Wenn du in die Manege gestiegen bist gibt es kein Zurück
Du sitzt auf deinem Platz
Die Türen schließen sich und die Metallstange an der du dich festklammern wirst legt sich in Zeitlupe um dich
Du hast Zeit zu erkennen auf welchen Wahnsinn du dich eingelassen hast
Das Geräusch der Räder auf den Schienen setzt ein
Takatak takatak takatak
In ununterbrochener Folge
Die kleinen Wagen fahren eine Steigung hinauf deren Ende du nicht siehst
Im Augenblick ist das eigentlich schön du kannst den ganzen Park sehen
Dieses Panorama wäre dir nicht geboten worden wenn du nicht den Mut gehabt hättest dich auf das Wagnis einzulassen
Das ist eigentlich angenehm aber du ahnst dass der Wahnsinn gleich losgeht
Du ahnst dass gleich der Gipfel erreicht ist und du
Den steilen Abhang hinunterstürzen wirst
Deine Organe nicht nachkommen werden
Ein Punkt des labilen Gleichgewichts und schon kippt alles
Alles kehrt sich um
Mit einem harten Schlag das ist gewaltig
Und dann bleibt dir nur noch zu beten dass dein Herz nicht aussetzt
Oder dass du auf deinem Sitz ohne Schmerzen krepierst
Siehst du dies hier ist ein wenig wie eine Achterbahn zu starker Gefühle
Wenn du einmal eingestiegen bist kannst du nur noch warten bis es vorbei ist und du wieder aussteigen kannst
Wenn du vorher aussteigst ist das extrem gefährlich für dich
Genau genommen hast du keine andere Wahl als alles zu akzeptieren
Dies hier ist ein Spiel mit unklaren und unverständlichen Regeln bei dem dennoch alle mitspielen
Von außen betrachtet anscheinend ohne mit der Wimper zu zucken
Manchmal verstehst du nicht wie die anderen es schaffen diese Regeln zu akzeptieren
Zu akzeptieren dass sie es nicht verstehen und du fühlst dich ausgeschlossen
Manchmal aber bist du im Gegenteil mittendrin
Absolut mittendrin in einer Partie
Und du hast einen Riesenspaß
Du genießt es
Du vergisst sogar dass du ein Spiel von begrenzter Dauer spielst
So ist das
Vor allem am Anfang ist es toll
Und dann wird es immer schlimmer

Porträts
Übersetzungen

Laurent Contamin [F]

Le Dramaturge Laurent Contamin  Photo © François Louchet

Laurent Contamin écrit

          

J’écris comme je respire, sans vraiment y penser. J’écris comme j’ai envie, au gré des envies ou des commandes, un peu en dilettante. Je marche dans la forêt de la parole, dans les futaies des situations, des histoires, les taillis des rires, des étonnements, des colères. Je n’ai pas de chemin tracé. Une trentaine de pièces, pourtant, si je ne me trompe pas, sont publiées à ce jour. Dans des registres pluriels, chez des éditeurs différents, pour des publics hétéroclites, sur des thématiques polychromes. La seule constante est peut-être que j’interroge le monde comme il va, à travers les trajectoires de mes personnages – mais bon, c’est sans doute le fondement même du théâtre, ça.

Difficile de me mettre dans une case : je présente mes sincères excuses aux journalistes, critiques et universitaires. Aux amateurs de chapelles et de réseaux. Moi, en tout cas, ça m’amuse de savoir que mes pièces peuvent être entendues aussi bien dans des théâtres comme la Comédie française ou le Théâtre du Rond-Point, à Paris, sur France Culture, que dans des centres socio-culturels de banlieue ou des foyers ruraux de villages reculés. Qu’elles sont jouées par des professionnels et des amateurs. Des adultes, des ados, des enfants. Il y en a pour tous les goûts – et moi, je saute de case en case. J’aime aller sur des terrains autres que le théâtre de texte, aussi, pour découvrir comment ça parle, là : la marionnette, le cirque, la danse, la radio, le langage visuel, la performance de rue… Et je publie des recueils de poésie, de nouvelles, de contes. Je furète, je randonne.

La parole, j’aime la porter, aussi, avec mon corps, la transmettre. Qu’elle me traverse. Acteur, c’est mon premier métier. De théâtre, essentiellement. Une dizaine de mises en scène à mon actif, aussi – pas seulement mes textes, mais aussi Shakespeare, Musset, Sarraute, Schisgal… Depuis quelques années, je vais raconter des histoires directement chez les gens – dans leur maison, leur grange ou leur jardin, dans des médiathèques, des écoles ou des bars à vins, avec trois fois rien – j’adapte des auteurs que j’aime : Arseniev, St-Exupéry, Kleist, Rilke, Claudel… une sorte de colporteur, de veillée en veillée. Pour moi, tout ça (écrire, jouer, mettre en scène, rencontrer), c’est la même chose : je travaille la parole et la parole me travaille.

Je suis d’un tempérament indépendant – je crois que j’aime la liberté, au fond. C’est pourquoi, même si je travaille de temps en temps au sein d’équipes ou d’équipe­ments culturels avec lesquels se nouent des collaborations fécondes (compagnies théâtrales, résidences territoriales, théâtres – le Théâtre Jeune Public de Strasbourg, par exemple), même si j’ai toujours plaisir à transmettre (sous forme d’ateliers d’écriture ou de cours d’art dramatique), j’en reviens toujours, entre deux escales, deux projets, deux rencontres, à mes balades en solitaire dans la forêt de la parole, au gré de mes envies, comme je respire.

Laurent Contamin, Paris, 18 février 2022

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Le texte

Laurent Contamin, Le soleil de Moses, théâtre pour enfants/jeune public © Les Cygnes Paris 2021, ISBN : 978-2-36944-366-7; Übersetzung aus dem Französischen ins Deutsche: Moses die Sonne, Kinder und Jugendtheaterstück; © Wolfgang Barth, 18 février 2022

Extrait:

Séquence 5

Distribution libre. Au public.

Ce gamin
Comment dire
Ce bébé
C’était une évidence que
On n’a pas réfléchi, en fait
Moses
La question s’est même pas posée, voilà
C’était naturel
Oui, voilà : naturel
Le petit Moses
On pouvait pas juste ne rien faire
Juste on pouvait pas
Instinctif
Ni le laisser courir le moindre risque
S’en remettre à la police, à des organismes,
Des administrations
Le laisser se perdre dans le grand labyrinthe…

Après, en y réfléchissant, oui
Peut-être qu’il y aurait eu d’autres solutions
Mais là
Dans l’instant
Moses
Dans l’urgence
Ce gamin, on voulait
On voulait qu’il soit bien
Calme et heureux
Juste ça
C’était comme un petit roi

Un petit roi tombé du ciel dans le chalet de Kim
Il nous souriait
Un sourire tellement grand
On voyait plus ses yeux quand il riait
C’était comme un soleil quand il riait
On oubliait tout le reste
Y avait plus que Moses qui souriait

Le sourire de Moses
Le soleil de Moses
Ce soleil-là, on voulait pas l’éteindre
L’étouffer dans le grand labyrinthe
La machine administrative
Qui sait ce qu’il serait devenu
On voulait le faire durer, le sourire de Moses
Un soleil qui durerait toute la vie de Moses
C’est pour ça
Pour le soleil de Moses
C’est pour ça qu’on a fait ce qu’on a fait.

Photo © François Louchet  site éditions les Cygnes  site Laurent Contamin